Le côté de Guermantes

Salon littéraire parisien de la fin du 19ème

Les parents du narrateur vivent désormais dans un appartement de l’hôtel des Guermantes. Follement amoureux de la duchesse, le Narrateur ne cesse de surveiller ses allers et venues. Alors qu’il est en visite chez son ami Saint-Loup en garnison à Doncières, il doit rentrer précipitamment à Paris, en raison de l’état de santé de sa grand-mère. Albertine vient le voir, elle accepte ses caresses et se donne enfin à lui. En permission à Paris, Saint-Loup présente sa maîtresse au narrateur qui reconnaît en elle Rachel la prostituée rencontrée quelques années auparavant dans un bordel. Enfin, pour la première fois, le narrateur a l’occasion d’échanger quelques mots avec la duchesse de Guermantes mais il constate alors qu’elle le laisse désormais indifférent et se rend compte du ridicule de son attitude passée. Rentré chez lui, le narrateur apprend que l’état de santé de sa grand-mère s’est encore dégradé, elle va bientôt mourir d’une crise d’urémie. Au cours d’une soirée, Charlus, le frère du duc de Guermantes lui demande de passer chez lui et fait preuve à son égard d’une attitude déconcertante, non sans équivoque. Le narrateur rencontre Swann qui, gravement malade, est condamné. La duchesse feint avec coquetterie de ne pas croire à la gravité de sa maladie.

La famille du narrateur a emménagé dans un appartement de l’hôtel des Guermantes. Les Guermantes ne sont pas étrangers à la famille, ils possèdent un château près de Combray et c’est dans l’église du village que le narrateur a aperçu la duchesse de Guermantes pour la première fois. C’est une femme encore jeune, belle et élégante qui le trouble beaucoup et occupe le plus clair de ses pensées. La fidèle Françoise, l’ancienne cuisinière de tante Léonie, n’apprécie pas le déménagement et garde la nostalgie du pays, mais sa curiosité naturelle la pousse à épier sans beaucoup de discrétion les occupants de l’hôtel des Guermantes ; elle se prend d’amitié pour Jupien, ancien giletier, installé dans la cour, que le narrateur qualifie de froid et railleur. Toutes ses pensées sont tournées vers Mme de Guermantes qu’il admire et dont il ne cesse d’observer les allers et venues. Pour lui, tout ce qui touche aux Guermantes est beau, féerique, mystérieux. Il écoute avec intérêt un de leur valet de pied devenu ami avec Françoise, raconter en détail les sorties de ses maîtres. Le duc de Guermantes est un géant à l’aspect débonnaire, qui se promène sans cesse, parle avec les gens et recherche la compagnie du père du narrateur.

Le narrateur a l’occasion d’assister à un gala de l’Opéra où se produit la célèbre comédienne Berma. Ebloui par le beau monde installé dans les loges, où il reconnaît la princesse de Guermantes, cousine de la duchesse, éclatante de beauté, véritable déesse, il donnerait un empire pour être auprès d’elle. Durant la représentation, tous les regards sont attirés par l’arrivée de la duchesse de Guermantes dans la baignoire de sa cousine. Autant la toilette de la princesse est riche et savamment étudiée, autant celle de sa cousine est d’une grande simplicité. Le narrateur remarque avec étonnement la présence de Mme de Cambremer qui a réussi à se faire inviter par la princesse de Parme. Son ambition suprême est d’entrer dans le cercle des Guermantes. Elle travaille à ce projet depuis plus de dix ans et son opiniâtreté a l’air d’aboutir. Le regard rivé sur les deux cousines Guermantes, le narrateur ressent un immense bonheur lorsque la duchesse lui envoie un petit salut de la main, à lui pauvre quidam perdu à l’orchestre.

Dès le lendemain, il n’a de cesse de suivre les déplacements de la duchesse et, apprenant à connaître les itinéraires qu’elle emprunte lors de ses promenades, il ruse pour se trouver comme par hasard sur son chemin. Parfois, il constate que le portrait d’elle qu’il imagine ne coïncide pas exactement avec la réalité, et il ressent alors quelque déception à noter une petite imperfection sur son visage, mais bien vite son admiration réapparaît totale et son trouble renaît. Robert de Saint-Loup éprouve une grande amitié et de l’admiration pour le narrateur. Elève officier, il invite son jeune ami à lui rendre visite sur son lieu de garnison à Doncières. Celui-ci accepte l’invitation, mais malheureusement Robert est consigné et ne peut s’occuper de lui comme il le souhaiterait. Tout d’abord hébergé chez son ami, à sa grande déception il doit ensuite aller loger à l’hôtel où il finit par se sentir à l’aise. Il lui arrive parfois de passer la nuit avec une jeune fille du pays. Robert se montre attentionné, cherchant en toute occasion à le mettre en valeur, mais il se montre jaloux de l’intérêt que porte le narrateur à un jeune militaire de ses amis. On évite de parler de l’affaire Dreyfus pour ne pas froisser les autres, car Saint-Loup est le seul à défendre l’officier. Curieusement, le narrateur s’intéresse aux activités du régiment et suit l’évolution des manœuvres pendant des jours entiers. Il n’a pas oublié que son ami est le neveu de la duchesse de Guermantes et il lui demande de l’inviter un jour en même temps qu’elle. Saint-Loup promet sans enthousiasme. Il essaie alors d’obtenir de son ami une photo de sa tante qui est dans sa chambre, mais celui-ci refuse.

Rentré à Paris, le narrateur retrouve sa grand-mère qu’il surprend, seule, celle-ci ne se doutant pas de sa présence. Pour la première fois, il voit en elle une vieille femme malade et solitaire, lourde et vulgaire.

Le printemps arrive sans que Saint-Loup tienne sa promesse de présenter le narrateur à sa tante. Toujours amoureux, celui-ci reprend ses promenades dans l’espoir de voir passer la duchesse lors de ses promenades quotidiennes. Il l’admire toujours autant, sensible à l’élégance de ses toilettes qu’il décrit avec une précision étonnante. A la grande surprise de la famille, M. de Norpois, diplomate, collègue du père du narrateur, se rend fréquemment chez la princesse de Villeparisis (on en connaîtra la raison plus tard). Le père du narrateur est flatté d’apprendre que la princesse apprécie beaucoup son fils et qu’elle pense qu’il devrait fréquenter son salon où il ferait des rencontres intéressantes ; il encourage son fils à suivre son goût pour l’écriture, mais celui-ci se désole de tentatives inabouties. Il est conscient de gâcher ses talents par la vie déséquilibrée qu’il mène.

Malgré ses rebuffades, Saint-Loup éprouve toujours une passion dévorante pour sa maîtresse et il ne cesse de parler d’elle avec enthousiasme, tendresse et émotion. Bien qu’il la soupçonne de ne rester avec lui que pour son argent, il continue de la combler de cadeaux somptueux. En permission à Paris, il invite le narrateur à dîner pour la lui présenter. Quelle n’est pas la surprise du narrateur lorsqu’il reconnaît en la fiancée de Robert, Rachel, la fille de joie qu’il a rencontrée quelques années auparavant dans la maison de passe où l’avait amené Bloch, aussi pense-t-il que Saint-Loup est bien naïf pour donner des millions à une femme que n’importe quel homme peut posséder pour quelques francs.

Sur l’insistance de M. de Norpois et de son père, le narrateur se rend à une invitation de Mme de Villeparisis. A cette occasion, il apprend qu’elle entretient une liaison depuis plus de vingt ans avec M. de Norpois, ce qui explique les fréquentes visites de celui-ci qui avaient tant intrigué la famille. Le narrateur observe avec attention les invités parmi lesquels la duchesse de Guermantes dont il détaille avec soin les yeux, la voix, la stature. Il est surpris de voir invité à cette réception M. Legrandin qui flatte vilement Mme de Villeparisis et paraît gêné de rencontrer le narrateur en ces lieux. La duchesse de Guermantes se livre à une violente critique de Rachel et de sa prestation récente dans son salon, puis elle l’accuse d’avoir fait de Robert un dreyfusard convaincu. Comment peut-il aimer une telle femme ? On assiste ensuite à l’arrivée de son mari, le duc, qui entre dans le salon triomphalement à la façon d’un roi. C’est un homme extrêmement riche, vaniteux et coureur de jupons. Le narrateur observe avec curiosité la duchesse de Guermantes, surpris par la violence de ses attaques contre certaines personnes.

La marquise de Marsantes, mère de Saint-Loup et sœur du duc de Guermantes et de Charlus, fait à son tour son entrée dans le salon. Bien que tout le monde la considère comme un être supérieur et vertueux, le narrateur la soupçonne de partager quelques uns des nombreux défauts de son frère. Son amabilité à l’égard du narrateur se nuance d’un rien de condescendance. Fière de ses origines, elle ne peut se défendre d’un rôle de protectrice pratiquant une certaine humilité auprès des inférieurs. Elle rêve de voir son fils faire « un mariage colossalement riche ». L’arrivée inattendue de Saint-Loup met sa mère en joie. Il refuse que sa mère lui présente Mme Swann qui est une ancienne grue ; venant de lui, cette remarque ne manque pas de piquant, lui qui a pour maîtresse une prostituée. Se retrouvant un instant aux côtés de la duchesse de Guermantes, le narrateur échange quelques banalités avec elle. Le Baron de Charlus arrive à son tour. Il recherche toujours la compagnie des plus jolies femmes pour se mettre en valeur. A l’évidence, sa tante Mme de Villeparisis n’apprécie pas sa visite, malgré leur estime réciproque, leurs relations sont souvent orageuses. Une fois de plus, Charlus adopte une attitude déconcertante avec le narrateur, alternant amabilité et froideur. Subitement, il l’invite à sortir se promener avec lui. Cette initiative semble contrarier Mme de Villeparisis, peut-être connaît-elle les mœurs homosexuelles de son neveu et craint-elle pour le narrateur. Ce dernier apprend avec étonnement que Charlus et le duc de Guermantes sont frères. Charlus demande au narrateur de sermonner Saint-Loup pour sa liaison avec Rachel, puis il tient des propos décousus et équivoques, parfois odieux, souvent ambigus. Certains sont clairement antisémites, d’autres dans un registre sadomasochiste, sans pourtant vraiment choquer le narrateur. Quand celui-ci lui demande de l’introduire dans le cercle des Guermantes, il ne lui soutire pas de promesse et lorsqu’il se renseigne sur Mme de Villeparisis, Charlus se montre méprisant, déclarant « qu’elle ou rien, c’est pareil ». Elle s’est déshonorée en épousant M. Thirion, très riche, certes, mais simple roturier, une mésalliance qu’il ne peut lui pardonner.

Chez lui, le narrateur trouve sa grand-mère malade. Le docteur Cottard, qui la soigne depuis quelque temps, lui a ordonné un traitement qui s’avère peu efficace, et la fièvre persiste. On décide de faire appel au docteur Boulbon qui arrive à persuader la malade que son mal est imaginaire. Tout le monde est soulagé, et la grand-mère accepte de reprendre ses promenades aux Champs-Elysées. Mais au cours de l’une de ces sorties, elle ressent un malaise qu’elle essaie en vain de cacher à son petit-fils. On diagnostique une attaque due à l’urémie, il est évident qu’elle est perdue. Françoise va prendre soin de la grand-mère avec beaucoup de sollicitude, restant constamment à son chevet. Sa santé décline peu à peu, elle devient aveugle puis sourde. Son élocution se fait difficile. Elle tente de cacher à son entourage ses souffrances physiques et morales. Bientôt elle ne reconnaît plus le narrateur. On lui administre de la morphine sans pourtant la délivrer de ses douleurs. Avec son bon sens de campagnarde, Françoise commande déjà sa toilette de deuil et s’absente pour les essayages. La grand-mère va mourir une nuit et le narrateur s’étonnera de constater combien son visage a rajeuni.

Le narrateur continue de mener chez lui une vie paresseuse et inactive. Il est déçu de ne pas trouver dans Le Figaro un article qu’il a envoyé. Saint-Loup, sous la pression de sa famille, est parti au Maroc après avoir rompu avec Rachel. Il a accusé (à tort) le narrateur de perfidie et de trahison après que Rachel lui ait dit qu’il lui avait fait des propositions, puis il semble lui avoir pardonné. Quand il lui écrit qu’il a rencontré à Tanger Mme de Stermaria fraîchement divorcée, à qui il l’a chaudement recommandé, le narrateur envoie aussitôt à celle-ci un billet pour lui proposer un rendez-vous et déjà il attend la réponse avec fébrilité.

Albertine rend visite au narrateur qui en éprouve une grande joie. Il a l’impression que, même si elle a évolué, l’intelligence de la jeune fille est assez limitée. Il essaie de se persuader que la jeune fille lui est désormais indifférente, qu’il n’éprouve plus d’amour pour elle, mais au fond de lui-même il n’en est rien et il la désire toujours. Prétextant un jeu, il lui demande de s’étendre sur son lit. Va-t-il l’embrasser ? Il se souvient de son échec au Grand Hôtel de Balbec, mais cette fois-ci, docile, elle accepte ses caresses. Son désir enfin assouvi, il pense déjà à Mme de Stermaria dont il attend toujours la réponse. Quand cette dernière accepte le rendez-vous, le narrateur en conçoit un immense plaisir.

Le même jour, le narrateur se rend à l’invitation de Mme de Villeparisis, la duchesse Oriane de Guermantes y est présente. Est-ce parce que sa mère lui a fait prendre conscience du ridicule de son attitude vis-à-vis de la duchesse, toujours est-il que son amour pour elle s’est brusquement éteint. A l’inverse, la duchesse, jusqu’alors distante, se montre aimable et attentionnée et le convie à dîner. Mais désormais l’esprit du narrateur est ailleurs, il ne cesse de penser à son proche rendez-vous avec Mme de Stermaria et à la manière dont il la possédera. Rentré chez lui, il trouve Albertine venue lui rendre visite malgré l’heure tardive. Faisant preuve d’un manque de tact évident, il lui demande des conseils sur l’organisation de sa prochaine soirée avec Mme de Stermaria. Son cynisme le conduit à envisager de recourir à Albertine comme pis-aller, si l’aventure tournait court. Le lendemain le narrateur envoie un fiacre chercher Mme de Stermaria, mais le cocher revient bientôt porteur d’un message : en raison d’un empêchement, Mme de Stermaria remet le rendez-vous à plus tard. Désespéré, le narrateur va dîner au restaurant avec Saint-Loup qui est de retour du Maroc. Ils y retrouvent une bande d’amis de Robert, jeunes aristocrates pourris de dettes et en quête d’un bon parti. Les élus sont rares, aussi la lutte est-elle intense, ce qui ne les empêche pas de rester inséparables et le bruit court qu’il existe entre eux des relations homosexuelles, ce que le narrateur refuse de croire, pourtant l’avenir montrera que c’est exact. Le repas avec Saint-Loup est agréable, le narrateur est sensible à la gentillesse de son ami qu’il admire.

Le narrateur se rend à l’invitation de la duchesse de Guermantes. Il est accueilli fort aimablement par le duc. On le présente à plusieurs dames de la haute aristocratie, dont la princesse de Parme qui, consciente de sa haute lignée, fait beaucoup d’efforts pour paraître simple. Le narrateur est très déçu par le prince d’Agrigente qu’il compare à un « vulgaire hanneton ». Il observe avec effarement le cérémonial instauré pour passer à table, « ingénieuse mécanique humaine ».

Le duc et la duchesse de Guermantes font toujours forte impression partout où ils vont, d’ailleurs nombreuses sont les femmes qui jalousent Oriane douée d’une forte personnalité et considérée par beaucoup comme la plus belle, la plus instruite, la plus vertueuse de l’aristocratie. Pourtant elle n’épargne ses railleries à personne, excepté son mari. Elle aime désarçonner les gens par son attitude peu conformiste. Le duc, lui, a la réputation d’être radin, sauf pour ses attelages et les toilettes de la duchesse et, comme par une sorte de compensation, il devient même généreux lorsqu’il tombe amoureux d’une nouvelle femme. Il collectionne en effet les maîtresses qui ont généralement toutes le même type de beauté, blondes, grandes, majestueuses et désinvoltes. A chaque nouvelle liaison, le duc se montre possessif et passe tout son temps avec sa nouvelle conquête. La duchesse est tolérante. Il lui arrive parfois de demander à son mari de lui présenter sa nouvelle conquête et il n’est pas rare que des maîtresses fraîchement abandonnées aillent pleurer dans les bras de la duchesse. Bien que la trompant sans vergogne, le duc éprouve de la fierté de l’avoir pour épouse, surtout lorsqu’elle aborde des sujets littéraires et cite des auteurs.

Au cours de la soirée, la discussion porte sur Saint-Loup. Selon le prince de Foix, Robert continuerait de voir Rachel lorsqu’il vient en permission, et d’ailleurs il ne souhaite pas retourner en garnison au Maroc. La princesse de Parme demande aux Guermantes d’intervenir auprès du général de Monserfeuil (qui a plus de talent pour faire des enfants à sa femme que pour gagner des élections ; « c’est le seul arrondissement où le pauvre général n’a jamais échoué » fait cruellement remarquer la duchesse de Guermantes). Le duc refuse d’intervenir par négligence, la duchesse par méchanceté. Durant la soirée, les jalousies entre familles et les cancans en tous genres occupent une bonne partie des discussions au point que le narrateur, bien qu’intéressé par la généalogie des grandes familles, se lasse de ces échanges de méchancetés, avec par moments l’impression d’être comme un corps étranger dans ce milieu où il observe avec étonnement l’évolution rapide des us et coutumes de l’aristocratie.

Le narrateur quitte la soirée pour répondre à l’invitation de Charlus. Après qu’un valet l’ait fait attendre longuement, au point qu’il hésite de s’en aller, il est introduit chez le baron où il reçoit un accueil glacial, frisant la grossièreté. De façon tout à fait inattendue, Charlus lui fait une véritable scène de jalousie, le traitant d’impoli, d’ingrat. Le narrateur peine à comprendre une attitude surprenante qui se prolonge et, il finit par perdre son sang-froid et se dirige vers la sortie quand, subitement, le baron s’adoucit et supplie humblement le jeune homme de rester, avant une nouvelle colère suivie à nouveau d’un comportement conciliant. Charlus propose une chambre au narrateur qui refuse et demande qu’on le reconduise. Charlus saisit le menton du jeune homme, remonte ses mains à ses oreilles, lui déclare qu’il serait agréable d’aller voir la lune bleue au Bois de Boulogne avec lui. Et enfin, le narrateur pourra rentrer chez lui.

Un jour le narrateur reçoit une invitation pour aller à une soirée chez le prince et la princesse de Guermantes et il est tellement surpris qu’il se demande si ce n’est pas une erreur ou une mystification. Il se rend chez le duc et à la duchesse de Guermantes pour leur demander leur avis. Il est reçu par le duc qui se prépare à sortir avec sa femme. Deux cousines du duc arrivent sur ces entrefaites pour informer celui-ci qu’un de ses proches cousins est au plus mal. Contrarié par une nouvelle qui risque de gâcher sa soirée mondaine, le duc décide de nier l’évidence. Les deux cousines parties, Swann arrive, porteur d’une grande photo que lui a demandée la duchesse. Gravement malade, il a beaucoup changé physiquement. Affable, il salue le narrateur sans l’avoir reconnu. Le couple Guermantes les rejoint, habillés pour leur soirée. Oriane est magnifique, elle raille sa cousine la princesse qu’elle trouve très belle mais un peu bête, nébuleuse et loufoque. Puis, avec beaucoup légèreté, invite Swann à les accompagner dans leur voyage en Italie l’année suivante, invitation maladroite eu égard à l’état dans lequel se trouve Swann, mais elle feint avec coquetterie et inconscience de nier la gravité de la maladie de son ami.

*****

4 réflexions au sujet de « Le côté de Guermantes »

  1. Merci beaucoup pour ce résumé détaillé qui précise bien l’enjeu des relations entre les personnages : parfait lorsqu’on a fait une pause sur le chemin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *