Boulbon (Docteur du)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

24

4

1

16

2

   

1

Modèles possibles : Les docteurs Labouldène, Le Reboulet, Le professeur Brissaud.

C’est le médecin de Balbec, grand admirateur de Bergotte (1). C’est d’ailleurs ce dernier qui recommande au narrateur d’aller le consulter plutôt que de continuer à faire appel au docteur Cottard (2). Le docteur du Boulbon soignera également la grand’mère du narrateur après qu’elle ait eu une attaque cérébrale (3). Le docteur Cottard devient alors jaloux du succès que connaît son confrère, même s’il s’en défend (4).

(1)
Je n’étais pas tout à fait le seul admirateur de Bergotte ; il était aussi l’écrivain préféré d’une amie de ma mère qui était très lettrée ; enfin pour lire son dernier livre paru, le docteur du Boulbon faisait attendre ses malades ; et ce fut de son cabinet de consultation, et d’un parc voisin de Combray, que s’envolèrent quelques-unes des premières graines de cette prédilection pour Bergotte, espèce si rare alors, aujourd’hui universellement répandue, et dont on trouve partout en Europe, en Amérique, jusque dans le moindre village, la fleur idéale et commune. Ce que l’amie de ma mère et, paraît-il, le docteur du Boulbon aimaient surtout dans les livres de Bergotte c’était comme moi, ce même flux mélodique, ces expressions anciennes, quelques autres très simples et connues, mais pour lesquelles la place où il les mettait en lumière semblait révéler de sa part un goût particulier ; enfin, dans les passages tristes, une certaine brusquerie, un accent presque rauque. (Swann 94/162).
(2)
Je vous conseillerais plutôt, poursuivit Bergotte, le docteur du Boulbon, qui est tout à fait intelligent. » « C’est un grand admirateur de vos œuvres », lui répondis-je. Je vis que Bergotte le savait et j’en conclus que les esprits fraternels se rejoignent vite, qu’on a peu de vrais « amis inconnus ». (JF 571/141).
(3) Quand on avait dit à ma grand’mère qu’il faudrait maintenant, pour obéir au docteur du Boulbon, qu’elle se promenât beaucoup, on a vu qu’elle avait tout de suite parlé des Champs-Elysées. (Guer 308/297).
(4)

Ce n’était pas que la conversation de Cottard fût intéressante. Elle était même en ce moment devenue aigre car nous venions d’apercevoir le docteur du Boulbon, qui ne nous vit pas. Il était venu passer quelque temps de l’autre côté de la baie de Balbec, où on le consultait beaucoup. Or, quoique Cottard eût l’habitude de déclarer qu’il ne faisait pas de médecine en vacances, il avait espéré se faire, sur cette côte, une clientèle de choix, à quoi du Boulbon se trouvait mettre obstacle. (SG 797/192).

 

 

 

 

 

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