Arrrachepel (Pelvilain d’)

d’après Agranska Krokik

 

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

 

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

6

   

 6      

Une des branches illustres à l’origine de la famille des Cambremer (1)

(1)

Non, ce ne sont pas les nôtres, répondit M. de Cambremer. Nous portons d’or à trois fasces bretèchées et contre-bretèchées de gueules à cinq pièces chacune chargée d’un trèfle d’or. Non, celles-là ce sont celles des d’Arrachepel, qui n’étaient pas de notre estoc, mais de qui nous avons hérité la maison, et jamais ceux de notre lignage n’ont rien voulu y changer. Les Arrachepel (jadis Pelvilain, dit-on) portaient d’or à cinq pieux épointés de gueules. Quand ils s’allièrent aux Féterne, leur écu changea mais resta cantonné de vingt croisettes recroisettées au pieu péri fiché d’or avec à droite un vol d’hermine.—Attrape, dit tout bas Mme de Cambremer.—Mon arrière-grand’mère était une d’Arrachepel ou de Rachepel, comme vous voudrez, car on trouve les deux noms dans les vieilles chartes, continua M. de Cambremer, qui rougit vivement, car il eut, seulement alors, l’idée dont sa femme lui avait fait honneur et il craignit que Mme Verdurin ne se fût appliqué des paroles qui ne la visaient nullement. L’histoire veut qu’au onzième siècle, le premier Arrachepel, Macé, dit Pelvilain, ait montré une habileté particulière dans les sièges pour arracher les pieux. D’où le surnom d’Arrachepel sous lequel il fut anobli, et les pieux que vous voyez à travers les siècles persister dans leurs armes. (SG 963/353)