Silistrie (Princesse de)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

7

   

4

   

3

 

Personne sèche mais aimable qui vient, accompagnée de la duchesse de Montrose, annoncer au duc de Guermantes que leur parent commun Amanien d’Osmond est très souffrant. Le duc de Guermantes qui a une soirée mondaine très chargée et excitante ne veut pas être troublé par cette nouvelle (1).

Lorsque le faubourg Saint-Germain apprend que Gilberte de Forcheville (fille de Swann et d’Odette de Crécy) hérite de cent millions de francs, certaines mères de famille se dépensent pour placer leur rejeton. La princesse de Silistrie se trouve en concurrence avec Mme de Marsantes et l’on sait que c’est le fils de cette dernière, Saint-Loup, qui épousera Gilberte (2).

(1)
En effet, quelques parentes ou amies, comme Mme de Silistrie et la duchesse de Montrose, vinrent pour faire une visite à la duchesse [de Guermantes], qui recevait souvent avant le dîner, et ne la trouvant pas, restèrent un moment avec le duc. La première de ces dames (la princesse de Silistrie), habillée avec simplicité, sèche, mais l’air aimable, tenait à la main une canne. Je craignis d’abord qu’elle ne fût blessée ou infirme. Elle était au contraire fort alerte. Elle parla avec tristesse au duc d’un cousin germain à lui—pas du côté Guermantes, mais plus brillant encore s’il était possible—dont l’état de santé, très atteint depuis quelque temps, s’était subitement aggravé. Mais il était visible que le duc, tout en compatissant au sort de son cousin et en répétant : « Pauvre Mama ! c’est un si bon garçon », portait un diagnostic favorable. En effet le dîner auquel devait assister le duc l’amusait, la grande soirée chez la princesse de Guermantes ne l’ennuyait pas, mais surtout il devait aller à une heure du matin, avec sa femme, à un grand souper et bal costumé en vue duquel un costume de Louis XI pour lui et d’Isabeau de Bavière pour la duchesse étaient tout prêts. Et le duc [Guermantes] entendait ne pas être troublé dans ces divertissements multiples par la souffrance du bon Amanien d’Osmond  (Guer 574/556).
(2)

La princesse de Silistrie jeta partout les hauts cris, se répandit sur les grandeurs de Saint-Loup, et clama que si Saint-Loup épousait la fille d’Odette et d’un juif, il n’y avait plus de faubourg Saint-Germain. Mme de Marsantes, si sûre d’elle-même qu’elle fût, n’osa pas pousser alors plus loin et se retira devant les cris de la princesse de Silistrie, qui fit aussitôt faire la demande pour son propre fils (Fug, note de la page 661/241).

 

 

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