Surgis-le-Duc (Arnulphe comte de)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

10

     

9

 1

 

 

C’est le cadet des deux fils de la très belle Marquise de Surgis-le-Duc, nouvelle maîtresse de Basin de Guermantes. Arnulphe semble avoir une intelligence moins vive que celle de son frère Victurnien (1). Le baron de Charlus est séduit par la beauté des deux garçons avec lesquels il a des gestes équivoques, ce qui déplaît à leur mère qui va leur interdire de le fréquenter  (2).

(1)

Qu’est-ce que vous faites ? » demanda-t-il au comte Arnulphe, qui ne connaissait même pas le nom de Balzac. Mais sa myopie, comme il voyait tout très petit, lui donnait l’air de voir très loin, de sorte que, rare poésie en un sculptural dieu grec, dans ses prunelles s’inscrivaient comme de distantes et mystérieuses étoiles…

… »Si nous allions faire quelques pas dans le jardin, monsieur », dis-je à Swann, tandis que le comte Arnulphe, avec une voix zézayante qui semblait indiquer que son développement, au moins mental, n’était pas complet, répondait à M. de Charlus avec une précision complaisante et naïve : « Oh ! moi, c’est plutôt le golf, le tennis, le ballon, la course à pied, surtout le polo. » (SG 703/102).

(2)

Mme de Surgis n’avait pas un sentiment moral le moins du monde développé, et elle eût admis de ses fils n’importe quoi qu’eût avili et expliqué l’intérêt, qui est compréhensible à tous les hommes. Mais elle leur défendit de continuer à fréquenter M. de Charlus quand elle apprit que, par une sorte d’horlogerie à répétition, il était comme fatalement amené, à chaque visite, à leur pincer le menton et à le leur faire pincer l’un l’autre. (Pris 205/193).

 

 

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