Famille normande comprenant la marquise Zélia, son fils le marquis surnommé Cancan dont l’épouse René-Elodie est la soeur de M. Legrandin. Leur fils Léonor a épousé la nièce de Jupien.
D’aucuns prétendent (certainement des mauvais esprits) que ce patronyme est une synthèse de Cambronne et du mot qui le rendit célèbre…
Bonjour, et merci pour ce site !
Pour la définition de « Cambremer », je pense qu’il y a une erreur.
Au lieu de : « Famille normande comprenant la marquise Zélia, son mari, le marquis surnommé Cancan, leur fil Léonor qui a épousé Renée-Elodie la soeur de M. Legrandin. »
Il faudrait indiquier :
« Famille normande comprenant la marquise Zélia, son fils le marquis surnommé Cancan, dont l’épouse Renée-Elodie est la soeur de M. Legrandin, et dont le fils Léonor a épousé la nièce de Jupien. »
Il y a beaucoup d’éléments sur la marquise de Cambremer dans « Sodome et Gomorrhe ». Proust en fait un portrait au vitriol : « elle avait deux mauvaises habitudes qui tenaient à la fois de son amour exalté pour (…) la musique et à son insuffisance dentaire. Chaque fois qu’elle parlait esthétique, ses glandes salivaires, comme celles de certains animaux au moment du rut, entraient dans une phase d’hypersecrétion telle que la bouche édentée de la vieille dame laissait passer au coin des lèvres légèrement moustachues, quelques gouttes dont ce n’était pas la place ». Voir « Sodome et Gomorrhe », p. 200-218 de l’édition Folio classique. Portrait croisé avec sa belle-fille, soeur de Legrandin.
Voir dans le même tome, même édition, p.336-337 (sa manière d’écrire, la règle des trois adjectifs). Elle « appartenait à une vieille famille où la culture enthousiaste des lettres et des arts avait donné un peu d’air aux trradions aristocratiques. »
Jean-Yves Tadié, dans son excellent travail sur Proust, indique que la mère d’Anna de Noailles, la princesse de Brrancovan, est sans doute l’un des modèles ayant influencé la marquise de Cambremer.
Voir Tome I consacré à « Marcel Proust », Folio, chapitre « Entracte au bord du lac ».
« Une âme toute de bonté et de distinction morale (…), un condensé d’impulsion nerveuse et d’extravagance orientale » (Proust, cité par J-Y Tadié)