Tresmes (Dorothée de)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

3

   

2

1

     

Cousine du duc de Guermantes elle est la fille du Comte de Bréquigny. Elle habite avec sa sœur Mme de Plassac l’hôtel de Bréquigny, voisin de l’hôtel où habitent les Guermantes. Alors que les Guermantes, Basin et Oriane s’apprêtent à se rendre à la soirée du prince et de la princesse de Guermantes, les deux soeurs annoncent au duc de Guermantes que leur parent commun Amanien d’Osmond est très malade et que son état ne laisse plus d’espoir. Le duc qui a une soirée mondaine très prometteuse ne veut pas gâcher  son plaisir, il fait semblant de ne pas réaliser ce qu’on lui dit et change de sujet (1).

Basin et Oriane se rendent à la soirée de leurs cousins. A leur retour, alors qu’ils s’apprêtent à s’habiller pour aller à un bal costumé, les deux visiteuses se présentent à nouveau pour annoncer cette fois la mort d’Amanien d’Osmond mais le duc de Guermantes toujours préoccupé par son prochain rendez-vous mondain, refuse d’admettre la réalité afin de ne pas gâcher sa soirée (2).

(1)
Deux autres dames porteuses de canne, Mme de Plassac et Mme de Tresmes, toutes deux filles du comte de Bréquigny, vinrent ensuite faire visite à Basin et déclarèrent que l’état du cousin Mama ne laissait plus d’espoir. Après avoir haussé les épaules, et pour changer de conversation, le duc leur demanda si elles allaient le soir chez Marie–Gilbert.(Guer 575/557)
(2)

Il se heurta devant sa porte, sévèrement gardée par elles, aux deux dames à canne qui n’avaient pas craint de descendre nuitamment de leur cime afin d’empêcher un scandale. « Basin, nous avons tenu à vous prévenir, de peur que vous ne soyez vu à cette redoute : le pauvre Amanien vient de mourir, il y a une heure. » Le duc eut un instant d’alarme. Il voyait la fameuse redoute s’effondrer pour lui du moment que, par ces maudites montagnardes, il était averti de la mort de M. d’Osmond. Mais il se ressaisit bien vite et lança aux deux cousines ce mot où il faisait entrer, avec la détermination de ne pas renoncer à un plaisir, son incapacité d’assimiler exactement les tours de la langue française : « Il est mort ! Mais non, on exagère, on exagère ! » Et sans plus s’occuper des deux parentes qui, munies de leurs alpenstocks, allaient faire l’ascension dans la nuit, il se précipita aux nouvelles en interrogeant son valet de chambre : « Mon casque est bien arrivé  »  (SG 725/122).

 

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