Sazerat (Madame)

Sazerat MmeMme Sazerat d’après Patrick Alexander

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

46

11

14

1

1

12

7

Sœur de Mme Goupil, elle habite à Combray. Léonie, la tante du narrateur, a l’habitude d’observer ses allers et venues de sa fenêtre (1). Bien qu’antisémite, elle avait été indignée que les parents du narrateur reçoive le jeune Bloch, Madame Sazerat est une dreyfusarde convaincue, elle a appris que le père du narrateur ne l’était pas aussi bât-elle froid à ses parents au cours d’un de ses séjours à Paris mais elle leur pardonnera par la suite (2).

Alors qu’elle se trouve à Venise en même temps que le narrateur, elle apprend la présence dans son hôtel de Mme de Villeparisis et cela provoque un choc chez elle car elle se souvient qu’étant jeune, Mme de Villeparisis mariée alors au duc d’Havré a eu en même temps une aventure amoureuse avec son père pour abandonner après l’avoir ruiné (3)..

(1)
C’est cela ! Il n’y a pas besoin de chercher, elle sera venue pour les fêtes. Mais alors nous pourrions bien voir tout à l’heure Mme Sazerat venir sonner chez sa sœur pour le déjeuner. Ce sera ça ! J’ai vu le petit de chez Galopin qui passait avec une tarte ! Vous verrez que la tarte allait chez Mme Goupil. » (Swann 56/115).
(2)
Malgré donc que Mme Sazerat ne le divertît pas, mon père, la rencontrant, alla vers elle en se découvrant, mais, à sa profonde surprise, Mme Sazerat se contenta d’un salut glacé, forcé par la politesse envers quelqu’un qui est coupable d’une mauvaise action ou est condamné à vivre désormais dans un hémisphère différent. Mon père était rentré fâché, stupéfait. Le lendemain ma mère rencontra Mme Sazerat dans un salon. Celle-ci ne lui tendit pas la main et lui sourit d’un air vague et triste comme à une personne avec qui on a joué dans son enfance, mais avec qui on a cessé depuis lors toutes relations parce qu’elle a mené une vie de débauches, épousé un forçat ou, qui pis est, un homme divorcé. Or de tous temps mes parents accordaient et inspiraient à Mme Sazerat l’estime la plus profonde. Mais (ce que ma mère ignorait) Mme Sazerat, seule de son espèce à Combray, était dreyfusarde. Mon père, ami de M. Méline, était convaincu de la culpabilité de Dreyfus. (Guer 151/143).
(3)

Mais Mme de Villeparisis, c’était en premières noces la duchesse d’Havré, belle comme un ange, méchante comme un démon, qui a rendu fou mon père, l’a ruiné et abandonné aussitôt après. Eh bien ! elle a beau avoir agi avec lui comme la dernière des filles, avoir été cause que j’ai dû, moi et les miens, vivre petitement à Combray, maintenant que mon père est mort, ma consolation c’est qu’il ait aimé la plus belle femme de son époque, et comme je ne l’ai jamais vue, malgré tout ce sera une douceur… (Fug 634/214).

 

 

 

 

 

 

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