Gallardon (Marquise de)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

32

12

7

13

Née Courvoisier, elle est la tante du Vicomte Adalbert de Courvoisier. Elle est très fière de sa parenté avec les Guermantes. C’est une femme ennuyeuse et méchante (1). Elle est cousine avec la princesse des Laumes (qui deviendra duchesse de Guermantes). Les deux femmes ne s’aiment pas et échangent des piques chaque fois qu’elles le peuvent. Un jour la marquise demande à sa cousine s’il est correct de recevoir chez soi un homme comme Swann qui est juif mais en réalité elle est vexée qu’il n’ait jamais répondu à ses nombreuses invitations. (2).

La princesse des Laumes la méprise infiniment et la surnomme « Gallardonette ». Elle la considère comme « une vieille poison » (3). Les années passeront mais l’inimitié entre les deux femmes demeurera. Mme de Gallardon enrage de ne jamais être reçue chez sa cousine et ne perd pas une occasion de médire sur elle (4).

(1)
De l’autre côté de Mme de Franquetot, mais un peu en avant, était la marquise de Gallardon occupée à sa pensée favorite, l’alliance qu’elle avait avec les Guermantes et d’où elle tirait pour le monde et pour elle-même beaucoup de gloire avec quelque honte, les plus brillants d’entre eux la tenant un peu à l’écart, peut-être parce qu’elle était ennuyeuse, ou parce qu’elle était méchante, ou parce qu’elle était d’une branche inférieure, ou peut-être sans aucune raison. (Swann 328/452).
(2)
Oriane, ne te fâche pas, reprit Mme de Gallardon qui ne pouvait jamais s’empêcher de sacrifier ses plus grandes espérances sociales et d’éblouir un jour le monde, au plaisir obscur, immédiat et privé, de dire quelque chose de désagréable, il y a des gens qui prétendent que ce M. Swann, c’est quelqu’un qu’on ne peut pas recevoir chez soi, est-ce vrai ?
—Mais… tu dois bien savoir que c’est vrai, répondit la princesse de Laumes, puisque tu l’as invité cinquante fois et qu’il n’est jamais venu  (Swann 335/460).
(3)
Parce qu’elle ne s’y connaît pas en peinture ? demanda la princesse de Parme qui savait que Mme de Guermantes méprisait infiniment sa cousine. Mais c’est une très bonne femme n’est-ce pas ? Le duc prit un air d’étonnement profond. « Mais voyons, Basin, vous ne voyez pas que la princesse se moque de vous (la princesse n’y songeait pas). Elle sait aussi bien que vous que Gallardonette est une vieille poison », reprit Mme de Guermantes, dont le vocabulaire, habituellement limité à toutes ces vieilles expressions, était savoureux comme ces plats possibles à découvrir dans les livres délicieux de Pampille,…(Guer 502/486).
(4)

Mme de Gallardon était de fort méchante humeur parce que des messieurs qui étaient avec elle avaient cru devoir lui parler d’Oriane : « Je ne tiens pas du tout à la voir, leur avait-elle répondu, je l’ai, du reste, aperçue tout à l’heure, elle commence à vieillir ; il paraît qu’elle ne peut pas s’y faire. Basin lui-même le dit. Et dame ! je comprends ça, parce que, comme elle n’est pas intelligente, qu’elle est méchante comme une teigne et qu’elle a mauvaise façon, elle sent bien que, quand elle ne sera plus belle, il ne lui restera rien du tout. » (SG 719/117).

 

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