Féré (Monsieur et Madame)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

10

     

10

     

Voisins des Cambremer en Normandie. Les Cambremer donnent un dîner en leur honneur auquel doit également assister le baron de Charlus qui d’ailleurs se décommande de façon très cavalière à la dernière minute. Ils ont la réputation d’appartenir à fine fleur de l’aristocratie (1).

(1)

Les Cambremer donnaient en réalité le dîner pour la fleur de chic qu’étaient M. et Mme Féré. Mais ils craignaient tellement de déplaire à M. de Charlus que, bien qu’ayant connu les Féré par M. de Chevregny, Mme de Cambremer se sentit la fièvre quand, le jour du dîner, elle vit celui-ci venir leur faire une visite à Féterne. On inventa tous les prétextes pour le renvoyer à Beausoleil au plus vite, pas assez pourtant pour qu’il ne croisât pas dans la cour les Féré, qui furent aussi choqués de le voir chassé que lui honteux. Mais, coûte que coûte, les Cambremer voulaient épargner à M. de Charlus la vue de M. de Chevregny, jugeant celui-ci provincial à cause de nuances, qu’on néglige en famille, mais dont on ne tient compte que vis-à-vis des étrangers, qui sont précisément les seuls qui ne s’en apercevraient pas. Mais on n’aime pas leur montrer les parents qui sont restés ce que l’on s’est efforcé de cesser d’être. Quant à M. et Mme Féré, ils étaient au plus haut degré ce qu’on appelle des gens « très bien ». (SG 1092/478).

 

 

 

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