Crécy (Pierre de Verjus, comte de)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

13

     

9

 4    

Porte également le patronyme « Saylor ». A-t-il un lien de parenté avec Odette Swann qui, avant son mariage, se faisait appeler Odette de Crécy ? C’est ce qu’affirme Charlus à Brichot et au narrateur au cours d’une soirée chez les Verdurin (1).

Habitant près de Balbec, il se lie d’amitié avec le narrateur en villégiature au Grand-Hôtel.  Totalement désargenté, il apprécie ses invitations au restaurant et fin gourmet où il choisit avec soin plats, vins, cigares et alcools (1).

(1)

C’était moi [Charlus] qui sortais Odette quand elle ne voulait pas voir Charles. Cela m’embêtait d’autant plus que j’ai un très proche parent qui porte le nom de Crécy, sans y avoir naturellement aucune espèce de droit, mais qu’enfin cela ne charmait pas. Car elle se faisait appeler Odette de Crécy, et le pouvait parfaitement, étant seulement séparée d’un Crécy dont elle était la femme, très authentique celui-là, un monsieur très bien, qu’elle avait ratissé jusqu’au dernier centime. Mais voyons, pourquoi me faire parler de ce Crécy ? je vous ai vu avec lui dans le tortillard, vous lui donniez des dîners à Balbec. Il devait en avoir besoin, le pauvre, il vivait d’une toute petite pension que lui faisait Swann ;(Pris 301/288)

(2)

A Grattevast, où habitait sa sœur, avec laquelle il était allé passer l’après-midi, montait quelquefois M. Pierre de Verjus, comte de Crécy (qu’on appelait seulement le Comte de Crécy), gentilhomme pauvre mais d’une extrême distinction, que j’avais connu par les Cambremer, avec qui il était d’ailleurs peu lié. Réduit à une vie extrêmement modeste, presque misérable, je sentais qu’un cigare, une « consommation » étaient choses si agréables pour lui que je pris l’habitude, les jours où je ne pouvais voir Albertine, de l’inviter à Balbec…

… Aussi quand je l’invitais à dîner à Balbec, il commandait le repas avec une science raffinée, mais mangeait un peu trop, et surtout buvait, faisant chambrer les vins qui doivent l’être, frapper ceux qui exigent d’être dans de la glace. Avant le dîner et après, il indiquait la date ou le numéro qu’il voulait pour un porto ou une fine, comme il eût fait pour l’érection, généralement ignorée, d’un marquisat, mais qu’il connaissait aussi bien. (SG 1082/468).

 

 

 

 

 

 

2 réflexions au sujet de « Crécy (Pierre de Verjus, comte de) »

  1. Pourquoi dites-vous que le comte de Crécy a été le premier mari d’Odette? D’ailleurs pourquoi pensez-vous qu’Odette ait jamais été mariée avant Swann? Si elle avait été mariée, comment aurait-elle épousé Swann? Il semble très peu probable qu’elle ait jamais été divorcée. Une annulation ne semble pas plus probable que le divorce. Je ne crois pas non plus qu’Odette ait été illégalement bigame. Il semble beaucoup plus probable qu’Odette ait eu un simple nom d’empun. Tout comme M. d’Arvor s’appelle Patrick Poivre ou comme M. de Nerval se soit appelé Gérard Labrunie, je ne crois pas qu’Odette ait jamais eu une particule avant d’avoir épousé M. de Forcheville. Elle était une demi-mondaine, une simple roturière dont le seul mérite était d’avoir plu à Swann alors qu’elle n’était mème pas son genre.

    • J’ai trouvé réponse à votre première question si l’on en croît M. de Charlus. Je ne sais pas répondre à la seconde partie, séparation, divorce, bigamie ?

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