Ambresac Daisy

Nombre de fois où le personnage est cité dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

12

 

3

9

       

Daisy appartient à une famille extrêmement riche. Ses parents possèdent une villa à Balbec où elle séjourne avec sa sœur. Les deux jeunes filles ne plaisent pas à Albertine qui les trouve trop raisonnables et se moquent d’elles les traitant de « petites oies blanches ».

Le bruit court que Daisy, est fiancée au Marquis de Saint-Loup (1). Comme toutes les jeunes filles riches et bien nées, Daisy attire la convoitise des jeunes aristocrates inactifs et « pourris de dettes » qui rêvent du mariage qui leur apportera la fortune. Quand l’un d’eux le surnommé Bibi croit avoir tiré le gros lot et annonce fièrement à ses camarades ses fiançailles avec Daisy, ses amis sont désespérés en voyant leur projet s’effondrer (2).

(1)

M. et Mme d’Ambresac qui avaient une petite villa à Balbec, et excessivement riches, menaient une vie des plus simples, étaient toujours habillés, le mari du même veston, la femme d’une robe sombre. Tous deux faisaient à ma grand’mère d’immenses saluts qui ne menaient à rien. Les filles, très jolies, s’habillaient avec plus d’élégance mais une élégance de ville et non de plage. Dans leurs robes longues, sous leurs grands chapeaux, elles avaient l’air d’appartenir à une autre humanité qu’Albertine. Celle-ci savait très bien qui elles étaient. « Ah ! vous connaissez les petites d’Ambresac. Hé bien, vous connaissez des gens très chics. Du reste, ils sont très simples, ajouta-t-elle comme si c’était contradictoire. Elles sont très gentilles mais tellement bien élevées qu’on ne les laisse pas aller au Casino, surtout à cause de nous, parce que nous avons trop mauvais genre. Elles vous plaisent ? Dame, ça dépend. C’est tout à fait les petites oies blanches. Ça a peut-être son charme. Si vous aimez les petites oies blanches, vous êtes servi à souhait. Il paraît qu’elles peuvent plaire puisqu’il y en a déjà une de fiancée au marquis de Saint-Loup. (JF 884/446).

(2)

« Mes excellents bons, je vous aime trop pour ne pas vous annoncer mes fiançailles avec Mlle d’Ambresac », plusieurs exclamations retentissaient, nombre d’entre eux, croyant déjà la chose faite pour eux-mêmes avec elle, n’ayant pas le sang-froid nécessaire pour étouffer au premier moment le cri de leur rage et de leur stupéfaction : « Alors ça te fait plaisir de te marier, Bibi ? » ne pouvait s’empêcher de s’exclamer le prince de Châtellerault, qui laissait tomber sa fourchette d’étonnement et de désespoir, car il avait cru que les mêmes fiançailles de Mlle d’Ambresac allaient bientôt être rendues publiques, mais avec lui, Châtellerault. (Guer 404/591).

 

 

 

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