Lift

Lift - R

Le liftier du Grand-Hôtel d’après David Richardson

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

 

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

77

 

17

 

46

1

 10

3

 

Un garçon d’ascenseur du Grand-Hôtel de Balbec.

Appelé indifféremment lift, lift man, liftier ou laïft, il est souvent chargé de faire des commissions pour les clients de l’hôtel (2). Serviable mais parfois trop bavard il énerve souvent le narrateur en raison de ses tics de langage ainsi s’entête-t-il à appeler Mme de Cambremer Mme de Camembert (3). Sur le tard, le narrateur apprendra du directeur du Grand Hôtel que son ami Saint-Loup aurait eu une relation amoureuse avec le lift (4). Souhaitant prendre de l’altitude, le liftier rentrera dans l’aviation (5).

(1)

…le directeur vint lui-même pousser un bouton : et un personnage encore inconnu de moi, qu’on appelait « lift » (et qui à ce point le plus haut de l’hôtel où serait le lanternon d’une église normande, était installé comme un photographe derrière son vitrage ou comme un organiste dans sa chambre), se mit à descendre vers moi avec l’agilité d’un écureuil domestique, industrieux et captif.(JF 665/233).

(2)

Si un tel désir me saisissait quand elle était trop loin de Balbec pour que Françoise pût aller jusque-là, j’envoyais le lift à Egreville, à la Sognê, à Saint–Frichoux, en lui demandant de terminer son travail un peu plus tôt. Il entrait dans ma chambre, mais en laissait la porte ouverte car, bien qu’il fît avec conscience son « boulot », lequel était fort dur, consistant, dès cinq heures du matin, en nombreux nettoyages, il ne pouvait se résoudre à l’effort de fermer une porte et, si on lui faisait remarquer qu’elle était ouverte, il revenait en arrière et, aboutissant à son maximum d’effort, la poussait légèrement.(SG 790/186).

(3)

« Je ne me rappelle pas bien le nom des invités, mais je sais qu’il y a Madame la marquise de Camembert », m’avait dit le lift ; le souvenir de nos explications relatives aux Cambremer n’était pas arrivé à supplanter définitivement celui du mot ancien, dont les syllabes familières et pleines de sens venaient au secours du jeune employé quand il était embarrassé pour ce nom difficile, et étaient immédiatement préférées et réadoptées par lui, non pas paresseusement et comme un vieil usage indéracinable, mais à cause du besoin de logique et de clarté qu’elles satisfaisaient.(SG 857/251).

(4)

M. le marquis [de Saint-Loup] s’enferma avec mon liftier, sous prétexte de développer des photographies de Madame la grand’mère de Monsieur. Le petit voulait se plaindre, nous avons eu toutes les peines du monde à étouffer la chose.(Fug 681/260).

(5)

« A propos de Balbec, te rappelles-tu l’ancien liftier de l’hôtel ? » me dit en me quittant Saint-Loup sur le ton de quelqu’un qui n’avait pas trop l’air de savoir qui c’était et qui comptait sur moi pour l’éclairer. « Il s’engage et m’a écrit pour le faire rentrer dans l’aviation ». Sans doute le liftier était-il las de monter dans la cage captive de l’ascenseur, et les hauteurs de l’escalier du Grand Hôtel ne lui suffisaient plus.(TR 747/53).

 

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