Grand-père du narrateur (Amédée)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

62

35

2

10

7

2

1

5

Grand-père maternel du narrateur.

La grand-tante du narrateur a coutume de servir à Amédée quelques gouttes d’alcool après le repas  pour taquiner Bathilde, la grand-mère du narrateur (1).

Bien que Swann soit  beaucoup plus jeune que lui, il est très lié avec Amédée qui a très bien connu son père (2). Cependant, peu à peu les liens entre les deux hommes vont s’espacer,  le grand-père et sa famille n’apprécient pas la liaison de Swann avec Odette.

Amédée refuse de mettre Swann en relation avec les Verdurin qu’il appelle souvent « les petits Verdurin » et dont il a connu la famille car il craint que de telles relations ne tournent mal  (3).

Avec le temps, les liens de Swann et du grand-père du narrateur se distendent au point que que le jour où Swann reçoit une lettre anonyme lui annonçant qu’Odette le trompe, il pense un instant que c’est peut-être Amédée qui en est l’auteur  (4).

(1)
…si ma grand’tante lui criait :  » Bathilde ! viens donc empêcher ton mari de boire du cognac ! » Pour la taquiner, en effet (elle avait apporté dans la famille de mon père un esprit si différent que tout le monde la plaisantait et la tourmentait), comme les liqueurs étaient défendues à mon grand-père, ma grand’tante lui en faisait boire quelques gouttes. Ma pauvre grand’mère entrait, priait ardemment son mari de ne pas goûter au cognac ; il se fâchait, buvait tout de même sa gorgée, et ma grand’mère repartait, triste, découragée, souriante pourtant, car elle était si humble de cœur et si douce que sa tendresse pour les autres et le peu de cas qu’elle faisait de sa propre personne et de ses souffrances, se conciliaient dans son regard en un sourire où, contrairement à ce qu’on voit dans le visage de beaucoup d’humains, il n’y a avait d’ironie que pour elle-même, et pour nous tous comme un baiser de ses yeux qui ne pouvaient voir ceux qu’elle chérissait sans les caresser passionnément du regard (Swann 10/59).
(2)
M. Swann, quoique beaucoup plus jeune que lui, était très lié avec mon grand-père qui avait été un des meilleurs amis de son père, homme excellent mais singulier, chez qui, paraît-il, un rien suffisait parfois pour interrompre les élans du cœur, changer le cours de la pensée.(Swann 14/63).
(3)
Mon grand-père avait précisément connu, ce qu’on n’aurait pu dire d’aucun de leurs amis actuels, la famille de ces Verdurin. Mais il avait perdu toute relation avec celui qu’il appelait le « jeune Verdurin » et qu’il considérait, un peu en gros, comme tombé—tout en gardant de nombreux millions—dans la bohème et la racaille. Un jour il reçut une lettre de Swann lui demandant s’il ne pourrait pas le mettre en rapport avec les Verdurin : « A la garde ! à la garde ! s’était écrié mon grand-père, ça ne m’étonne pas du tout, c’est bien par là que devait finir Swann. Joli milieu ! D’abord je ne peux pas faire ce qu’il me demande parce que je ne connais plus ce monsieur. Et puis ça doit cacher une histoire de femme, je ne me mêle pas de ces affaires-là. Ah bien ! nous allons avoir de l’agrément si Swann s’affuble des petits Verdurin. »
Et sur la réponse négative de mon grand-père, c’est Odette qui avait amené elle-même Swann chez les Verdurin (Swann 199/293).
(4)

Il soupçonna aussi mon grand-père. Chaque fois que Swann lui avait demandé un service, ne le lui avait-il pas toujours refusé ? puis avec ses idées bourgeoises il avait pu croire agir pour le bien de Swann (Swann 358/488).

 

 

 

 

 

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