Sa biographie

Biographie de Marcel Proust

Marcel Proust est né à Paris le 10 juillet 1871. Son père, Adrien Proust est le fils d’un commerçant d’Illiers (Eure-et-Loir). Professeur agrégé de médecine à la Faculté de Paris il connaîtra une grande notoriété dans le milieu médical. Sa mère, Jeanne Weil, est la fille d’un riche agent de change d’origine juive alsacienne. L’enfant est baptisé à l’église Saint-Louis-d’Antin à Paris. Un frère cadet, Robert, naîtra en 1873.

Marcel est un enfant chétif d’une grande sensibilité qui éprouve une adoration sans borne pour sa mère qui le lui rend bien et lui voue une affection parfois envahissante. Il donne des signes d’une intelligence et d’une sensibilité précoces mais sa santé est délicate. A l’âge de dix ans, il est pris d’une crise d’asthme si violente que son père croit  qu’il va mourir.

Enfant, Marcel vient passer ses vacances chez sa tante Amiot à Illiers dans l’Eure-et-Loir, le lieu fictif de Combray (en 1971, à l’occasion du centenaire de la naissance de Marcel Proust, Illiers sera rebaptisé Illiers-Combray). C’est là, à Illiers qu’il connaîtra pour la première fois le goût de la madeleine trempée dans la tisane de sa tante.

En 1881, il entre au lycée Condorcet de Paris où malgré sa santé fragile et des absences fréquentes il obtient de brillants résultats. Ses premières tentatives littéraires datent des dernières années du lycée durant lesquelles il participe très activement à la création puis au fonctionnement d’une petite revue « Le Banquet ».  Il obtient son bac en 1889 puis devance l’appel et effectue son service militaire à Orléans.

En 1894, il publie Les Plaisirs et les Jours, recueil de poèmes en prose.

Il obtient une licence ès lettres en mars 1895.

Appartenant à une famille fortunée, il mène une vie facile qui lui permet de fréquenter les salons du milieu grand bourgeois et de l’aristocratie du Faubourg Saint-Germain ainsi que du Faubourg Saint-Honoré où il rencontre artistes et écrivains ce qui lui vaut une réputation de dilettante mondain. A l’abri du besoin, Marcel ne se soucie guère de trouver un emploi. Il veut se consacrer entièrement à l’écriture. En 1885 il entreprend la rédaction d’un roman qui relate la vie d’un jeune homme épris de littérature dans le Paris mondain de la fin du XIXe siècle. Ce livre jamais totalement achevé ne sera publié que longtemps après la mort de l’auteur, (en 1952),  sous le nom de Jean Santeuil.

En effet, Proust a abandonné la rédaction de ce roman pour entamer la traduction de l’œuvre de John Ruskin, historien d’art anglais

Très affecté par la mort de ses parents, son père en 1903 puis sa mère en 1905, il interrompt quelques mois son activité littéraire puis conçoit l’immense projet de faire revivre les jours enfuis dont il a de plus en plus conscience dans un ouvrage intitulé « A la recherche du temps perdu ».  Il s’enferme chez lui, au 102 boulevard Haussmann pour travailler nuit et jour à son grand œuvre.

Sur les conseils d’André Gide qui le regrettera vivement par la suite, le premier tome, « Du côté de chez Swann » est refusé par Gallimard. Finalement, le livre est édité à compte d’auteur chez Grasset en 1913. Conscientes d’avoir commis une grave erreur, les éditions Gallimard acceptent le deuxième volume, « A l’ombre des jeunes filles en fleurs », pour lequel Proust reçoit le prix Goncourt en 1919.

Sa santé déjà fragile se détériore davantage en raison de son asthme. Il s’épuise au travail, dort quelques heures le jour et ne sort que rarement, la nuit déjà bien avancée, pour se rendre souper au Ritz et y retrouver quelques amis.  Dans son appartement aux murs tapissés de plaques de liège pour mieux s’isoler des bruits extérieurs, toutes portes et fenêtres fermées, emmitouflé dans des robes de chambre et des châles, Proust ne cesse d’écrire, de modifier, de retrancher, d’ajouter en collant sur les pages initiales les « paperoles » que l’imprimeur redoute tant il est difficile de les déchiffrer.

Il travaille sans relâche à l’écriture des cinq livres suivants de À la recherche du temps perdu, jusqu’en 1922. Il verra publier le « Côté de Guermantes » puis « Sodome et Gomorrhe » en 1921 et 1922.  Avant de s’éteindre, il a demandé à son ami Jacques Rivière et à son frère Robert de publier le reste de son œuvre. Il meurt épuisé, le 18 novembre 1922, emporté par une bronchite mal soignée.

Les trois derniers livres de « La recherche » paraîtront après la mort de Proust,  « La prisonnière » en 1923, « La fugitive » en 1925 et « le temps retrouvé » en 1927.

4 réflexions au sujet de « Sa biographie »

  1. Ai grandement apprécié ce beau texte biographique de la vie de Marcel PROUST. J’aimerais connaitre davantage les membres de sa famille proche.. Son prère, sa mère, frère/s et soeur/s,, et les enfants de ces derniers… Bref
    les descendants de Marcel et de ses frère et soeur…Merci

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