Amoncourt (Marquise Timoléon d’)

Nombre de citations du personnage dans chacun des sept livres de la Recherche

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

2

   

1

1

     

Inspiration possible : Marie Scheikevitch fille d’un avocat russe, elle est très belle. Elle se dépensera au moment de la publication de du côté de chez Swann et Proust lui en sera reconnaissant.

Petite, très jolie, elle fréquente les salons du faubourg Saint-Germain. Elle est tellement bavarde qu’elle en arrive parfois à dire des sottises (1). Très introduite dans le monde littéraire, elle propose à la duchesse de Guermantes, sa cousine, de lui offrir des manuscrits de pièces d’Ibsen (2).

(1)
On sait ce qu’est, même pour les plus grandes mondaines, le moment de l’année où les fêtes commencent : au point que la marquise d’Amoncourt, laquelle, par besoin de parler, manie psychologique, et aussi manque de sensibilité, finissait souvent par dire des sottises, avait pu répondre à quelqu’un qui était venu la condoléancer sur la mort de son père, M. de Montmorency : « C’est peut-être encore plus triste qu’il vous arrive un chagrin pareil au moment où on a à sa glace des centaines de cartes d’invitations. » (Guer 477/462).
(2) C’était une femme charmante, d’un esprit, comme sa beauté, si ravissant, qu’un seul des deux eût réussi à plaire. (SG 667/67)…. J’ai un cadeau à vous faire, chérie, ajouta-t-elle en se tournant vers la duchesse, et que je ne ferais à personne qu’à vous. Les manuscrits de trois pièces d’Ibsen, qu’il m’a fait porter par son vieux garde-malade. J’en garderai une et vous donnerai les deux autres. » (SG 667/67).

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *