Arabe

original_11956

 

A la recherche du temps perdu – al bahth a’n al zaman al mafkoud – البحث عن الزمن المفقود

Du côté de chez Swann ( : janib manazil swan – جانب منازل سوان

  • Combray = كومريه  

  • Un amour de Swann – 1979 = من حب لسوان

  • noms de pays = أسماء البلدان

Traduction : Elias Badiui

Editions : Le Caire – Sharqiyat – 1994

Un amour de Swann = من حب لسوان

Traduction : Hilmi Mourad

Editeur : Ammam – Jordanie – 2 vol -1998

Un amour de Swann = من حب لسوان

Traduction : Robert Ghanem

Editeur : – Beyrouth – 1 volume – 2007

Du côté de chez Swann – جانب منزل سوان

Traduction : Elias Badiui

Editions : Le Caire – Sharqiyat – 2001

A l’ombre des jeunes filles en fleurs – في ظلال ربيع الفتيات

Traduction : Elias Badiui

Editions : Le Caire – Sharqiyat– 1998

Le côté de Guermantes – الى جيرمونت

Traduction : Elias Badiui

Editions : Le Caire – Sharqiyat – A vérifier

Sodome et Gomorrhe – Sadoum wa Amoura – سادوم وغاموره

Traduction : Elias Badiui

Editions : Le Caire – Sharqiyat – 1998

La prisonnière – السجينة

Traduction : Elias Badiui

Editions : Le Caire – Sharqiyat – 2001

Albertine disparue- – Al charida (albirtine al moukhtafiyya) – الشاردة ألبرتين المختفية

Traduction : Djamal Chihid

Editions : Le Caire – Sharqiyat2003

Le temps retrouvé – الزمن المستعاد

Traduction : Djamal Chihid

Editions : Le Caire – Sharqiyat – 2005

 

Sources : Institut du Monde Arabe – Paris

Le Monde daté du 23 février 2006 :  En Egypte, c’est la revue L’Ecrivain égyptien (al-Katib al-Masri) fondée par le doyen des lettres Taha Hussein, qui, en 1945, a mentionné pour la première fois le roman de Marcel Proust. Au cours des années qui ont suivi, les intellectuels égyptiens et arabes ne connaissant pas le français ont pu néanmoins se familiariser avec le roman au travers d’articles et d’ouvrages de critique littéraire publiés en arabe. En ce qui me concerne, j’en ai découvert l’existence dans une étude sur le roman psychologique lue en 1960. Il faudrait s’attarder sur ce phénomène qui fait qu’une œuvre littéraire peut avoir une influence indirecte même sur ceux qui ne l’ont pas lue, suscitant l’inspiration d’autres romanciers ou les poussant à la réflexion.

L’histoire de la traduction de la Recherche commence en 1977 avec la parution en Syrie de Du côté de chez Swann. Cette première partie du roman fut traduite par Elias Badiwi, un traducteur émérite qui avait réussi à rallier à son projet Mme Najah al-Attar, ministre de la culture syrienne de l’époque. Se sont succédé ensuite A l’ombre des jeunes filles en fleurs, en 1979, puis Le Côté de Guermantes, en 1980.

Le projet a alors connu, faute de moyens, une très longue interruption. Voyant que la parution des deux parties restantes se faisait attendre, le Centre national du livre (CNL) français a décidé, par l’entremise du programme d’aide à l’édition (baptisé Taha Hussein) qu’il soutient via l’ambassade de France au Caire, de reprendre sous son aile la publication d’une édition égyptienne intégrale. Pour ce faire, les trois parties déjà publiées ont fait l’objet d’une réédition, parue à Damas en 1994. Il était prévu que la suite de la traduction paraisse en Egypte, au rythme de l’avancée d’Elias Badiwi. Hélas, si le travail qu’il avait accompli a bien été édité au Caire (Sodome et Gomorrhe en 1998 et La Prisonnière en 2001), il s’agissait pour le traducteur d’une publication posthume puisque celui-ci est décédé en 1997.

C’est un érudit syrien spécialiste de littérature française, le professeur Jamal Chehayed, qui a pris la suite, s’attelant à la traduction des volumes restants, Albertine disparue (en 2003) et Le Temps retrouvé, il y a quelques mois. L’intégralité de la Recherche est maintenant disponible en arabe : c’est un événement considérable que Les Nouvelles littéraires (Akhbar al-Adab) – le seul journal littéraire du monde arabe – ont célébré en publiant un numéro spécial consacré à Proust et à son influence sur la littérature arabe.

Si l’on excepte les francisants, notamment les professeurs de littérature française, je ne connais qu’un seul intellectuel égyptien qui, avant cela, avait déjà lu l’intégralité de la Recherche : il s’agit de Naguib Mahfouz, qui l’a lue très tôt… en anglais.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *