Philosophe norvégien

Total

Swann

JF

Guer

SG

Pris

Fug

TR

8

8

Modèle possible : Algot Ruhe, philosophe suédois, membre de l’Académie suédoise des Neuf.

Un des invités occasionnels des Verdurin à la Raspelière.(1)

(1)

A ce moment le repas fut interrompu par un convive que j’ai oublié de citer, un illustre philosophe norvégien, qui parlait le français très bien mais très lentement, pour la double raison, d’abord que, l’ayant appris depuis peu et ne voulant pas faire de fautes (il en faisait pourtant quelques-unes), il se reportait pour chaque mot à une sorte de dictionnaire intérieur ; ensuite parce qu’en tant que métaphysicien, il pensait toujours ce qu’il voulait dire pendant qu’il le disait, ce qui, même chez un Français, est une cause de lenteur. C’était, du reste, un être délicieux, quoique pareil en apparence à beaucoup d’autres, sauf sur un point. Cet homme au parler si lent (il y avait un silence entre chaque mot) devenait d’une rapidité vertigineuse pour s’échapper dès qu’il avait dit adieu. Sa précipitation faisait croire la première fois qu’il avait la colique ou encore un besoin plus pressant.(SG 930/321).

 

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Philosophe norvégien »

  1. Un même oubli efface tout. Mais alors que signifie cette immortalité de l’âme dont le philosophe norvégien affirmait la réalité ? L’être que je serai après la mort n’a pas plus de raisons de se souvenir de l’homme que je suis depuis ma naissance que ce dernier ne se souvient de ce que j’ai été avant elle. (S et G II, chap. III)

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