Le lift

Lift - RLe lift du Grand Hôtel de Cabourg d’après David Richardson

 

Le narrateur enfant est venu à Balbec pour soigner son asthme. Il découvre l’ascenseur du Grand-Hôtel et son lift.

Le directeur vint pousser un bouton : un personnage encore inconnu de moi qu’on appelait « lift » se mit à descendre vers moi avec l’agilité d’un écureuil domestique, industrieux et captif. Puis en glissant de nouveau le long d’un pilier, il m’entraîna à sa suite vers le dôme de la nef commerciale. Cependant pour dissiper, au cours de l’interminable ascension, l’angoisse mortelle que j’éprouvais à traverser en silence le mystère de ce clair-obscur sans poésie, j’adressai la parole au jeune organiste, artisan de mon voyage et compagnon de ma captivité, lequel continuait à tirer les registres de son instrument et à pousser les tuyaux. Je m’excusai de tenir autant de place, de lui donner tellement de peine et lui demandai si je ne le gênais pas dans l’exercice d’un art à l’endroit duquel, pour flatter le virtuose, je fis plus que manifester de la curiosité, je confessai ma prédilection. Mais il ne me répondit pas, soit étonnement de mes paroles, attention à son travail, souci de l’étiquette, dureté de son ouïe, respect du lieu, crainte du danger, paresse d’intelligence ou consigne du directeur.(JF 665/233).

Le liftUn ascenseur du Grand-Hôtel de Cabourg

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